Un soleil clair darde ses rayons à travers la fenêtre de la maison que nous entrouvre Nibs van der Spuy. La parole douce et la guitare folk, le songwriter sudafricain condense dans son dernier album les influences qui l’ont fait s’épanouir au fil des ans : la guitare des sixties (avec au passage une reprise de Tim Buckley, Cripples Cry) et le mbaqanga pour les mélodies, le caractère spirituel du monde et de la nature pour les textes. A l’aide de collaborations inédites, dont celle avec le prodige Piers Faccini sur Homeward Bound, l’ensemble est empreint d’un phrasé délicat et rêveur. Tel un Cat Stevens aux racines africaines, le troubadour Nibs van der Spuy prêche l’amour des siens à travers des ballades sensibles et apaisantes.